Céline Roos

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Dérogation de déplacement vers la publicité via l’enseignement

Je viens de remplir mon « attestation de déplacement dérogatoire » pour ma promenade matinale avec mon chien. Je l’ai imprimée sur une feuille de papier déjà utilisée au recto. J’ai pris cette habitude depuis plusieurs années : lorsque j’étais encore enseignante, pour éviter les longues queues devant la photocopieuse en salle de profs, je préférais imprimer chez moi mes évaluations, mes préparations de cours, les copies de pages de manuel scolaire pour les quelques élèves qui n’apportaient pas le leur en classe. Dans un souci d’économiser le papier, j’imprimais donc sur du papier brouillon. Je continue encore maintenant car il me reste environ une pile de feuilles de cours d’un mètre de haut!

L’enseignement

Il arrivait que l’on demande aux enseignants de travailler avec des collègues d’autres disciplines pour monter des projets communs. L’idée était que les élèves voient une certaine cohérence dans leurs enseignements, en comprenant que les savoirs enseignés et compétences acquises étaient transférables (je ris doucement). En fait, je ne me rappelle pas que l’on m’ait particulièrement sollicitée.

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Où va-t-on chercher l’inspiration – suite 1?

Parfois, le présent est si intense qu’il est difficile de parler ou d’écrire. Je continue donc ma série inspiratrice.

(Voir sa première instance : Où va-t-on chercher l’inspiration?)



Book of Hours, Ysengrin the wolf as bishop,
Walters Manuscript W.102, fol. 78r detail
https://www.flickr.com/photos/medmss/7699555250/

Inspiration : Idée de conte à l’envers

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Une courte nouvelle : Professeur Lumière, IA, prend des vacances

Mes chroniques avaient cessé, au début de cette dense année 2020, de relater les péripéties du Professeur Lumière, l’intelligence artificielle désireuse de se former à la profession d’enseignant. Sans doute pourtant, notre androïde a poursuivi ses recherches en vue de mieux comprendre les humains. Il se trouve que, dernièrement, il s’est intéressé au mystérieux concept des vacances.

Il est possible de relire les épisodes précédents de ses aventures ici:

Tout enseignant est d’abord stagiaire, voir la nouvelle : Professeur Lumière, IA.

Professeur Lumière, IA ne se laisse pas décourager. Voir la nouvelle : Professeur Lumière, IA invaincu

Le temps de la réflexion : Professeur Lumière, IA vers Cybintel

Comment pense-t-il donc ? Où l’on accède à des bribes authentiques de la « pensée » du Professeur Lumière, IA

Même absent, l’on parle du Professeur Lumière! Une nouvelle: Au Symposium, Professeur Lumière, IA

Mais, voici donc ma nouvelle du jour:

Professeur Lumière, IA, prend des vacances

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Où va-t-on chercher l’inspiration ?

Certains diront que pour écrire, il faut déjà avoir quelque chose à dire. Cela n’est pas si simple selon moi. La difficulté est aussi de décider ce qu’on accepte de publier. En cherchant l’inspiration de façon un peu aléatoire, je peux au moins éviter de me focaliser sur moi-même, ma famille ou mon passé. Voici donc quelques pistes que j’ai explorées pour alimenter mon imagination. Parfois, elles m’ont effectivement permis d’écrire un texte, mais d’autres fois, je les ai seulement gardées pour leur originalité.

Manuscrit de Kubla Khan par Samuel Taylor Coleridge (1772–1834)

Inspiration zapping chaînes de télévision: « c’est ce que dit… »

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Une mini-nouvelle où j’imagine une filature ratée

Je tente à nouveau de mettre en mouvement quelques maigres filaments fictionnels. C’est un essai mais une filature ratée !

Le Retour de la Panthère Rose

La filature ratée

Je n’étais pas une pro de la filature mais j’avais un avantage : mon apparence physique me rendait invisible. Elle par contre, ma cible, était étincelante. Et je savais que nous avions le même âge.

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Autour de quelques premiers octobre

Par curiosité, je suis allée chercher dans de vieux carnets ce à quoi je pensais autour de cette date du 1er octobre. En voici un petit relevé.

Memorandum début octobre 1988

1) Plus d’argent jusqu’au 13 octobre. Emprunter.
2) Ne pas oublier inscription université. Faut argent.
3) Annulé – Études parallèles
4) Commencé yoga et nourriture convenable
5) Travail. Tenter travail élections. Améliorer salaire.
6) Quand possible : coiffeur, dentiste
7) rappeler CLSC. Résultats test négatif.
8) Écrit L., J.-L., N.
9) Travail sur Jeu d’Échecs par Michel Roos.
10) Arrêter de fumer
11) Un spectacle
12) Achat bottes, manteau au nettoyeur
13) enveloppes avion
14) Contrecarrer et accepter la superstition. Savoir rire de soi.
Place Kléber à Strasbourg
par SofieLayla Thal de Pixabay

2004

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Bribes de septembre 2020

Voici quelques bribes du mois qui n’est pas encore passé puisque les textes plus longs ne sont pas à ma portée.

chez Actes Sud (2011)
traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle

une erreur

Une erreur de casting ? C’est une erreur : au téléphone. Errer, l’errance des fous, de ceux qui sont perdus, qui avancent sans but ni direction.

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Intermédiaires dans la vie et dans la fiction

Certains jours, je pars d’un mot et ne peux écrire autre chose avant d’avoir exploré tout ce que ce mot m’inspire. Il faudra donc que je publie ce texte à propos d’intermédiaires si je veux pouvoir passer à autre chose. J’ai pensé aux intermédiaires en tant qu’étapes dans un processus en évolution, en tant que fonctions occupées par des humains et en tant qu’en outils narratifs.

Les états intermédiaires, les étapes au cours d’une mue.

Image par rottonara de Pixabay

Dans un sens, je vis de façon récurrente des états intermédiaires entre mes diverses cures de chimiothérapie : il y a d’abord les trois jours de la chimio, où je suis assez zombie. Ces jours-là, je ne suis à peu près capable que de me laver, m’habiller au réveil, donner à manger aux animaux, faire des siestes, regarder très vaguement des extraits d’émissions, lire, très peu.

Puis suivent trois ou quatre jours où j’ai plus de forces qui me permettent d’aller marcher environ mille à mille cinq cents mètres le matin, à l’extérieur. Ces jours-là, je lis beaucoup, j’essaye d’écrire, mais ne réussis à noter en général que la fréquence de mes prises d’antalgiques et la relation de mes contacts téléphoniques avec la famille et les amis. Étrangement, j’arrive à jouer aux échecs en ligne (selon un ami joueur d’échecs, la raison en est que j’ai appris le jeu d’échecs lorsque j’étais une jeune enfant et que ce jeu constitue pour moi une langue maternelle que je ne peux pas vraiment perdre).

Je suis aujourd’hui dans cette phase ou plus précisément dans la phase de transition entre celle-ci et la suivante, les quelques jours avant la prochaine cure de chimio (elles ont lieu tous les quinze jours). Ces jours avant la prochaine chimio, je me sens valide. Ils sont entachés par les rencontres avec infirmières et oncologue. Mais si j’oublie ces petits désagréments, ce sont des jours plutôt agréables durant lesquels je peux mieux écrire et vaquer à mes occupations administratives.

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Une petite nouvelle: la question essentielle

Un joueur d’échecs, une prof d’anglais, un traducteur, une mère au foyer et un vendeur de livres conversaient depuis plusieurs heures, que dis-je ? Plusieurs jours, pour débattre d’une question d’importance. Ils avaient pour mission d’examiner tous les points importants, les uns après les autres, et d’émettre un jugement à leurs propos pour arriver à une décision finale une fois qu’ils auraient fait le tour de la question. Vous remarquerez cette composition de trois hommes et deux femmes : un nombre impair était nécessaire pour obtenir, à chaque fois, une majorité de voix et un tirage au sort avait eu lieu pour le choix de la cinquième personne. Les conditions d’équité avaient donc été respectées.

Diogène, tableau par John William Waterhouse
(1849 – 1917), (Wikimedia Commons)

Mais quel était donc ce problème crucial à résoudre ? Il s’agissait de décider s’il valait mieux vivre une vie d’aventure passionnante avec tous les risques de danger et d’échecs qu’elle impliquait ou, au contraire, une vie rangée, studieuse, sérieuse et ambitieuse avec l’ennui et la routine qu’elle pouvait générer.

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Ces livres qu’on ne peut lâcher alors qu’ils nous énervent terriblement

Cette semaine, j’ai lu, dans son édition brochée de 1957, le roman Some Came Running de James Jones. Selon la page Wikipedia française consacrée à cet auteur, ce roman a été traduit en français sous le titre Comme un Torrent, mais je ne l’ai trouvé dans aucune librairie en ligne. Par contre, j’y ai trouvé la couverture d’une version française d’un roman de James Jones, intitulée Le Retour, qui pourrait bien être la traduction du roman dont je vais parler, si l’image de la couverture est représentative du thème introducteur du livre.

À propos de James Jones :

Son expérience de la guerre l’inspire à son retour aux États-Unis et il devient romancier. Il obtient le succès avec son premier roman, le récit de guerre nommé Tant qu’il y aura des hommes (From Here to Eternity). Lauréat du National Book Award en 1952, ce récit est adapté au cinéma l’année suivante par Fred Zinnemann. Le film homonyme (Tant qu’il y aura des hommes) est alors un succès critique et commercial et remporte de nombreux prix dont l’Oscar du meilleur film en 1954, permettant à Jones d’accéder à la notoriété. 


https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Jones_(%C3%A9crivain)
Image Amazon du film tiré du roman de James Jones

Pourquoi ce livre m’énervait-il tant ?

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Thème par Anders Norén | Réalisation Nicolas Bourbon

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