Céline Roos

Lire Écrire Rêver

Vitrine d’oeuvres en lecture libre

Je vais tenter ici de faire une petite promotion de mes textes en lecture libre (surtout des nouvelles courtes mais quelques autres textes aussi) sur le site Atramenta. Celui-ci permet de publier en lecture libre ou payante et de communiquer avec d’autres auteurs et lecteurs sur un forum.

Capture d’écran de ma page sur Atramenta

Au rayon anticipation / science-fiction / imagination

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Le centième article du blog : Science-Fiction et Moon de Duncan Jones

J’ai d’autant plus hésité à publier l’article d’aujourd’hui sur mon blog qu’il s’agit de mon centième ! Une de mes méthodes habituelles, lorsque j’hésite trop est d’aller chercher dans mes vieux cahiers des textes écrits plus tôt que je retravaille un peu alors. Typique de mon caractère indiscipliné, ce centième article ne sera ni à propos d’écriture ni de lecture, mais d’un film.

Cette année, en mars, j’avais utilisé une idée suggérée par François Bon, celle d’écrire à partir d’une scène de film. Le film qui m’a certainement marquée le plus au cours de ces dernières années est Moon (2009) de Duncan Jones.

Il est vrai que ce film m’a fait une forte impression d’une part pour la maîtrise de sa narration qui n’a pas sacrifié à la mode mais aussi pour son contenu qui allie les thèmes actuels de la biogénétique, d’une possible exploitation minière de la lune, de la « psychologie » des robots et de nos préoccupations face à un capitalisme agressif.

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Chronique citadine : chez l’ophtalmo

Pendant près de vingt ans, elle avait consulté une ophtalmologiste, une dame très myope. Les hommes de sa famille n’appréciaient pas cette dame froide et sans sens de l’humour, selon eux. Elle la trouvait très bien, efficace, attentive et elle avait toujours été satisfaite de ses soins. La doctoresse n’avait probablement pas été sensible au charme de ses parents qui en avaient été un peu froissés.

Marseille, vue de la Tour du fanal
du Fort Saint Jean prise à travers
de la résille de béton du MUCEM
GrandBout (Wikimedia Commons)

Mais là, elle avait un problème de vision. Des petits points noirs, comme accrochés à une résille, se promenaient de bas en haut dans son œil gauche. Lorsqu’elle voulut appeler son ophtalmo, elle apprit que celle-ci avait pris sa retraite et elle fit donc le numéro du cabinet suggéré. Ce n’était pas si loin, cela allait et elle obtint un rendez-vous rapidement lorsqu’elle expliqua ce qui lui arrivait.

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Pour les autres: agir ou réfléchir?

Aujourd’hui, je vais publier un vrai article de blog, rien de bien littéraire: ni une nouvelle, ni à propos de livres. Je vais parler d’une de mes préoccupations de vivante parmi les vivants. Est-il urgent d’agir ou de réfléchir?

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Art et pouvoir : le musée d’histoire naturelle de South Kensington à Londres

On ne se refait pas si facilement et je suis quand même une ancienne enseignante d’anglais. Il y a quelque temps, j’ai téléchargé les textes et programmes d’enseignement concernant le baccalauréat 2021 et en particulier les définitions d’épreuves. J’ai pris note des divers axes d’étude par les enseignants de langues, parmi lesquels l’axe « Art et Pouvoir ».

Et puis j’ai pensé au Musée d’Histoire Naturelle de South Kensington à Londres, qui a ouvert ses portes la première fois un lundi de Pâques, le 18 avril 1881. Quarante mille visiteurs y ont été admis au cours des deux premières semaines.

Détail de terre cuite,
hall central
du musée d’histoire naturelle de Londres.
photo; Iridescent
https://commons.wikimedia.org/wiki/

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Petit témoignage sur la vie avant internet

Je tente de me souvenir d’une de mes journées de 1990, lorsque nous vivions sans internet et que j’étais encore une joueuse d’échecs. Je vivais dans un studio très éclairé, trop éclairé car il avait de grandes fenêtres orientées à l’est mais elles n’avaient pas de volets. Je me réveillais donc tôt en général et je paressais au lit avec un bouquin. C’est durant un de ces moments de loisirs que j’ai lu Un Cantique pour Leibowitz de Walter M. Miller, un très chouette roman de science-fiction.

À l’échiquier mural en face d’écoliers (1992)

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Élucubrations auto-réflexives à propos du blog

Il m’arrive de me poser des questions pour ensuite y répondre quelques jours ou quelques mois plus tard. Ainsi, il y a six mois, je répondais à une question que j’avais posée un an plus tôt : « Quelle est la façon la plus directe de progresser en écriture ? »

Je me donnai alors les conseils suivants : pratiquer sans cesse et ne pas hésiter à corriger ses fautes. Pour cela, il faut tenter d’être objectif et peut-être d’accepter les critiques des autres. Il me faut enrichir mon vocabulaire, m’enrichir des formules heureuses trouvées chez d’autres écrivains. Penser plus profondément à la composition de mes textes, aux voix narratives. M’attacher à tenter de créer des personnages qui ne me ressemblent pas.

Et puis, je me demandai si j’étais vraiment bien placée pour répondre à cette question. Avais-je progressé depuis que j’avais commencé à écrire régulièrement ? Quels pourraient être les critères qui permettraient de jauger cette progression ?

Aujourd’hui, le 19 septembre 2019, je vais rebondir sur ma tentative de réponse du 21 février.

Un point à propos duquel je ne crois pas avoir vraiment écrit est celui de la sonorité, du rythme sonore de mes phrases. Dans les traités de langue anglaise à propos de fiction ou même d’autres types de textes tels que des discours politiques (me vient immédiatement à l’esprit le talent d’orateur de Martin Luther King), un des critères est justement lié aux assonances, aux alternances ou répétitions de voyelles longues et brèves car, en anglais, certaines syllabes sont plus accentuées que d’autres, cet effet étant en relation avec le type de voyelles que les syllabes comportent. En français, mais je m’y connais moins, il me semble que les syllabes sont toutes de même longueur et de même intensité. Je ne parle pas ici de poésie ou le rythme et les assonances sont cruciales; ma culture est trop pauvre dans ce domaine.

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Chronique de rentrée scolaire (deuxième partie)

Comme je le disais dans mon dernier article, j’ai pensé à chercher dans mes vieux cahiers ce que je disais à l’époque où la rentrée scolaire m’avait inspiré quelque écrit. C’est ici : Chronique de rentrée scolaire (première partie)

En 2018, j’ai participé à ma dernière pré-rentrée scolaire. Je viens de réduire un peu le texte que j’avais publié alors. Le voici :

La Rentrée Vue de la Porte de Sortie

Lorsque les élèves sont partis…

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Chronique de rentrée scolaire (première partie)

Les rues de la ville ronflent à nouveau du passage des voitures et bicyclettes et les machines et les ouvriers ont repris leurs travaux. Au passage alors que je me dirigeais vers le marché, j’ai entendu une conversation à propos de la rentrée avancée d’un enfant dans son école. Les gens se sont revêtus à nouveau de leurs tenues de ville. Pour la première fois, je n’ai pas à me remettre dans l’esprit adéquat mais je pense à mes anciens collègues qui feront vendredi leur pré-rentrée. J’ai pensé à chercher dans mes vieux cahiers ce que je disais à l’époque où cela m’avait inspiré quelque écrit.

Life is Hell par Matt Groening

Le 25 août 2008, j’écrivais ce qui suit :

Le lendemain peut inspirer de l’angoisse. Est-ce un signe de l’âge ? Adolescente, je rêvais au lendemain avec excitation. Aller ailleurs, voir des lieux et des paysages nouveaux, rencontrer et observer des personnes inconnues, tout était source d’enthousiasme.

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L’atypique nouvelle The Babysitter par Robert Coover

Hier, écumant une nouvelle fois les nouvelles de l’anthologie composée par Richard Ford (j’en ai parlé ici), j’ai passé toute la journée avec la nouvelle The Babysitter (1969) de Robert Coover d’abord publiée dans son recueil de nouvelles Pricksongs & Descants. Je n’ai pas en main la version française du recueil mais elle se nomme La Flûte de Pan et a été traduite par Jean Autret.

Pardon Me par Norman Rockwell,
couverture du Saturday Evening Post
du 26/01/1918 (Wikimedia Commons)

Si j’ai consacré ma journée à cette lecture, ce n’est pas que The Babysitter soit particulièrement longue : environ 25 pages, mais elle est pour le moins déconcertante. À dire vrai, la première fois que j’avais tenté de la lire, j’avais abandonné au bout de quelques pages n’arrivant pas à comprendre ce qui se passait. Ce que je croyais avoir compris dans les premières pages se trouvait contredit ensuite. Peut-être manquais-je de confiance, me disant que lisant en une langue étrangère je devais faire un contre-sens. Eh non, ce n’était pas ça. Ces contradictions dans l’intrigue sont une des clefs de ce récit.

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Thème par Anders Norén | Réalisation Nicolas Bourbon

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