Céline Roos

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Une nouvelle : Le Périple aux dix Étapes (épisodes trois et quatre)

Les aventures de mes deux jeunes du Haut-Château-du-Roi se poursuivent.

Rappel des aventures des deux premiers épisodes ici.

Voici les consignes des semaines trois et quatre :

Consignes de la troisième semaine :
— faune, flore, sauvage, apprivoisée ou cultivée
— un trait de caractère, un sentiment
— monologue ou tirade
— devise sur un objet, un bâtiment ou familiale

Consignes de la quatrième semaine :
— matières minérales, naturelles ou artificielles
— la symbolique d’une couleur
— acrostiche sur le nom d’un des personnages ou d’un lieu
— message, missive, carte postale

https://www.atramenta.net/forum/sujet6088-page1.html

Étant donné que mes personnages font partie d’une communauté où l’écrit est interdit, j’ai dû m’affranchir d’une partie des consignes. Voici donc l’aventure qui continue !

Le Périple aux dix Étapes (suite)

Rue de Strasbourg (Google maps)

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La voix : texte et audio

Lorsque j’étais adolescente, j’avais lu le roman Dune de Franck Herbert et j’avais été fascinée par l’idée du pouvoir de la Voix des Bene Gesserit, ces puissances féminines. Était-ce parce que j’étais l’aînée d’une fratrie, avec des frères qui devenaient physiquement plus puissants que moi ?

Bien plus tôt, lorsque ma mère m’envoyait faire de petits achats à la boulangerie, je m’étais rendue compte que si je modulais ma voix d’une certaine façon, j’allais recevoir de la boulangère une friandise ou un petit pain supplémentaire.

Projection-Débat d’Ouvrir la Voix à l’American Cosmograph (10/2017)
Caroline Léna Becker (Wikimedia Commons)

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Les vacances de la Toussaint et une mini-nouvelle

Les feuilles commencent à joncher les sols. Brume et bruine créent l’ambiance automnale. Les rues sont aussi plus calmes en ce moment : moins de trafic, moins de vélos sur les trottoirs lors de ma promenade canine du matin.

Je me rends compte que mes anciens collègues peuvent enfin profiter de leurs vacances de la Toussaint, le premier répit après sept semaines qui ont dû être bien difficiles. Il a fallu s’habituer à de nouveaux groupes d’élèves qui ont dû, quant à eux, s’habituer à leurs nouvelles classes et leurs nouveaux professeurs. Cette année, de plus, des éléments de la nouvelle réforme doivent s’appliquer aux programmes, aux modalités du bac et je suis sûre que les réunions ont dû s’enchaîner.

Il y a un an maintenant, ces petites vacances de la Toussaint étaient les dernières de ma vie d’enseignante. Serais-je encore capable aujourd’hui de prendre en main des classes de lycéens ou de collégiens ? Aurais-je encore les bons réflexes ? Oui, mais avec moins d’endurance, probablement.

L’année dernière, à la même époque de vacances de milieu de trimestre, je me faisais les promesses suivantes : « Terminer ma nouvelle commencée, intitulée pour l’instant les Grumeaux, sortir chaque jour au moins une fois sans mon chien, terminer un de mes romans ou livres commencés, préparer mes cours et faire mes cahiers de texte, tenter d’avancer mon blog. » Je notais aussi qu’il n’allait plus me rester qu’un mois de travail avant la retraite.

Pour ce qui est du blog, il ne s’agissait pas du même puisque je n’ai commencé celui-ci qu’au mois de janvier. Il s’agissait en fait d’une première tentative de blog avec WordPress, mais je ne l’ai ni développé, ni mis en ligne. Je n’ai jamais achevé non plus ma nouvelle les Grumeaux – ce qui est le cas de dizaines d’autres mais j’ai heureusement beaucoup lu cette année.

À la fin de ces vacances de l’année dernière, j’écrivais la note suivante : « Mais pensons d’abord à mon monde de l’écriture. Ce matin, j’ai lu un article dont je ne suis pas trop sûre. Le style « poétique » fait que je ne comprends pas toujours son propos. Mon éducation scientifique ou mes manques cognitifs ou culturels m’handicapent en ce qui a trait à l’écriture ou la lecture. »

Un bilan un peu triste. Je suppose que le manque de luminosité (mais aujourd’hui le temps est radieux) a une influence sur nos humeurs. Revenant à la Toussaint, je penserai peut-être un jour à écrire quelques paragraphes à propos de l’histoire « Argile » du recueil Gens de Dublin (1914) de James Joyce.

Buste de Joyce
St Stephen’s Green
à Dublin

(Il y a quelques mois, j’avais écrit la très courte nouvelle « Le voyage qu’Eveline n’a pas fait » qui était une réinterprétation d’Eveline, une des histoires de ce même recueil de James Joyce : à trouver dans l’article Rêves d’écrivains.)

Allons, je vais ajouter une petite nouvelle absolument loufoque, est-ce même une nouvelle ? Quoi qu’il en soit, elle a été inspirée par la consigne d’un concours que j’ai vu sur internet. Je ne pense pas qu’il soit utile de l’envoyer.

La consigne

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À propos d’un roman de Junot Diaz et une mini-nouvelle

Je n’ai pas terminé encore de lire le roman The Brief Wondrous Life of Oscar Wao (2007) de Junot Diaz, un auteur moins connu en France qu’en Amérique. Ce roman lui a valu le prix Pulitzer de la fiction et le National Book Critics Circle Award. Je le lis dans sa version anglaise, mais il a aussi été traduit en français sous le titre La Brève et Merveilleuse Vie d’Oscar Wao (2009).

Image Amazon

Plus d’informations ici :
La page Junot Diaz sur Wikipedia
La chronique « Je me livre » par Jean-Luc Roos sur Junot Diaz

Quelques brèves idées à propos d’un extrait, p. 63

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Lectures d’octobre et une mini-nouvelle

Dans mes lectures éclectiques de ce mois se sont trouvés des œuvres, ou des extraits de livres d’Alphonse Allais, de Jorge Luis Borges, Cervantès, Don DeLillo , Junot Diaz , Umberto Eco, Richard Ford, Patrick Modiano, Robert Penn Warren. Je ne prétends pas avoir lu ou relu ces livres en entier, mais parfois des nouvelles, des passages, des chapitres ou des préfaces.

Alphonse Allais

L’Affaire Blaireau (ni vu ni connu) (1899) d’Alphonse Allais avec une préface contenant une lettre à Tristan Bernard est l’histoire d’une injustice et a été adapté en film sous le titre Ni Vu Ni Connu (1958) de Yves Robert avec comme acteur principal Louis de Funès.

Image d’Amazon

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En pensant au flux de conscience dans les romans

David Lodge mentionne dans son article sur le flux de conscience, dans son livre The Art of Fiction (1992) que :

It has been said that the stream-of-consciousness novel is the literary expression of solipsism, the philosophical doctrine that nothing is certainly real except one’s own existence ; but we could equally well argue that it offers us some relief from that daunting hypothesis by offering us imaginative access to the inner lives of other human beings, even if they are fictions. 

The Art of Fiction (1992) David Lodge

Ma traduction :

Selon certains critiques, le roman du flux de conscience est l’expression littéraire du solipsisme, la doctrine philosophique pour laquelle rien n’est réel avec certitude que sa propre existence ; mais nous pourrions aussi bien avancer qu’il nous offre un soulagement de cette hypothèse déprimante en nous permettant un accès par l’imagination à la vie intérieure des autres êtres humains, même s’ils ne sont que fictifs.

David Lodge ajoute plus tard dans son article que les romans de flux de conscience ou courant de conscience ont tendance à inciter le lecteur à éprouver une certaine sympathie pour le personnage dont il peut lire les pensées. Je me demande si c’est la raison inconsciente pour laquelle je tente souvent d’écrire de tels passages.

traduit par Jacques Aubert
Éditeur : Gallimard (2006)

Tentative d’écriture en suivant le courant de conscience

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Une nouvelle : Le Périple aux dix Étapes (épisodes un et deux)

Je me suis encore une fois laissée tenter par un défi d’écriture en cinq semaines avec une consigne par semaine. J’avoue que je le regrette un peu, mais je suis joueuse et résiste peu aux défis.

Voici les consignes de ces deux premières semaines :

Première semaine :
— un mode ou un moyen de locomotion
— une direction
— un paragraphe (au moins une phrase) avec des assonances (à vous de choisir le son que vous souhaitez répéter)
— les nuances d’une couleur

Seconde semaine :
— une tradition, une coutume, réelle ou inventée
— un élément climatique
— un dialogue
— acronyme ou sigle, inventé ou réel, éventuellement détourné

https://www.atramenta.net/forum/sujet6088-page1.html

Visiblement, la nouvelle que je vais tenter d’achever de la sorte sera de type littérature de jeunesse. Elle me pose déjà de nombreux problèmes. On verra bien comment je m’en sortirai. Mais voici donc mes deux premiers épisodes de

Le Périple aux dix Étapes

Haut-Koenigsbourg, France
photographe : Tobias Helfrich (Wikimedia Commons)

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Un conte: Le Vieil Homme Effrayant

John Gardner l’a dit : écrivez le début d’un conte en trois pages.

Rappel de mes quelques pages à propos de John Gardner :

Les Arts de la Fiction et le Suspense

Qu’est-ce qui fait avancer une histoire ?

Petite bibliographie de nouvelles

J’ai alors pensé à nos frayeurs citadines et voici donc le

Conte du vieil homme effrayant

Il était une fois un homme, grand et fort mais déjà presque vieux et sûrement étrange, qui se promenait dans les rues de sa ville en parlant sans arrêt aux autres et à lui-même si personne ne se trouvait par là. Ceux qui connaissaient la raison de sa volubilité, pour peu qu’ils existent, ne se sont jamais fait connaître et n’ont pas transmis ce qu’ils savaient. En conséquence, nul ne sait pourquoi le grand homme bavard parlait tout le temps. Aussi, il éclatait souvent de rire, sa voix très sonore montant dans les aigus en ces occasions.

Alphonse Legros / La Solitude
Photo de l’œuvre par PRA (Wikimedia Commons)

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Petit témoignage sur la vie avant internet

Je tente de me souvenir d’une de mes journées de 1990, lorsque nous vivions sans internet et que j’étais encore une joueuse d’échecs. Je vivais dans un studio très éclairé, trop éclairé car il avait de grandes fenêtres orientées à l’est mais elles n’avaient pas de volets. Je me réveillais donc tôt en général et je paressais au lit avec un bouquin. C’est durant un de ces moments de loisirs que j’ai lu Un Cantique pour Leibowitz de Walter M. Miller, un très chouette roman de science-fiction.

À l’échiquier mural en face d’écoliers (1992)

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Une mini-nouvelle en gare Modiano

L’autre soir, j’ai eu grand plaisir à regarder l’émission de la Grande Librairie consacrée à Patrick Modiano, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre Encre Sympathique.

Il est possible de revoir cette émission pendant environ un an (il s’y trouve un moment délicieux où Patrick Modiano et Jean-Jacques Sempé, plaisantant ensemble , racontent leurs souvenirs et font des projets fictifs). Voici le lien vers le « replay ».

J’ai ensuite trouvé dans ma bibliothèque un exemplaire de Rue des Boutiques Obscures (1978) que j’avais dû acheter d’occasion puisqu’il est recouvert d’un film transparent et que des tampons sur quelques pages indiquent qu’il avait fait partie du stock d’un CDI de collège.

Amazon

Je suis bien avancée dans ma lecture (je sais, c’est un peu tard, j’aurais dû le lire avant mais au cours des quinze dernières années j’ai plutôt été investie dans les cultures et littératures de langue anglaise) et puis, j’ai continué à m’amuser et ai écrit la petite nouvelle qui suit.

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Thème par Anders Norén | Réalisation Nicolas Bourbon

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