Je viens de remplir mon « attestation de déplacement dérogatoire » pour ma promenade matinale avec mon chien. Je l’ai imprimée sur une feuille de papier déjà utilisée au recto. J’ai pris cette habitude depuis plusieurs années : lorsque j’étais encore enseignante, pour éviter les longues queues devant la photocopieuse en salle de profs, je préférais imprimer chez moi mes évaluations, mes préparations de cours, les copies de pages de manuel scolaire pour les quelques élèves qui n’apportaient pas le leur en classe. Dans un souci d’économiser le papier, j’imprimais donc sur du papier brouillon. Je continue encore maintenant car il me reste environ une pile de feuilles de cours d’un mètre de haut!

L’enseignement

Il arrivait que l’on demande aux enseignants de travailler avec des collègues d’autres disciplines pour monter des projets communs. L’idée était que les élèves voient une certaine cohérence dans leurs enseignements, en comprenant que les savoirs enseignés et compétences acquises étaient transférables (je ris doucement). En fait, je ne me rappelle pas que l’on m’ait particulièrement sollicitée.

Qu’ai-je donc créé comme séquence de cours qui puisse être considéré comme relatif à une autre spécialité que ma discipline : l’anglais? Il y a eu le code de la route et la sécurité routière : c’est en cinquième et en quatrième que j’ai abordé ce sujet. Histoire : j’ai fait des séquences sur l’immigration aux USA, le mouvement des droits civiques aux États-Unis, l’Apartheid en Afrique du Sud, la Royauté britannique, le Brexit (ce dernier en BTS, les précédents en lycée sauf la Royauté au collège). Sport : le football féminin (collège et lycée). La monnaie en collège et les chiffres et nombres en collège, lycée et BTS. Les comptes bancaires et les divers moyens de paiement en BTS. Rien sur les sciences pures, dirait-on. Musique : des séquences de cours en collège et en seconde. Art : des séquences de cours sur le tableau The World We All Live With par Norman Rockwell en collège.

Les annonces publicitaires

Un des seuls avantages, de mon point de vue, aux annonces publicitaires télévisées est qu’elles me permettent, lorsque je perds mon temps sur le sofa en face de l’écran, d’écrire dans mon carnet manuscrit à portée de main. Elles sont assez nombreuses pour que je puisse envisager d’amorcer significativement un texte.

Et la publicité évoquée dans la littérature ?

J’ai cherché en me disant qu’elle devait souvent apparaître dans la littérature actuelle, mais j’avoue que je n’en ai pas trouvé. Je ne lis peut-être pas de livres assez récents. Par contre, j’ai trouvé sur le net une mention concernant un traité par Garry M. Leonard, traité intitulé Advertising and Commodity Culture in Joyce (qui pourrait être traduit par La publicité et la Culture Marchande chez Joyce).

Selon la présentation de ce livre – je résume – :

« Garry Leonard examine en détail la représentation par Joyce d’un phénomène qui domine le paysage contemporain : la publicité. Leonard montre que la publicité était une préoccupation centrale de Joyce, qui nous aide à démêler son style souvent difficile.

 S’appuyant sur les travaux de théoriciens culturels comme Lacan, Foucault, Baudrillard, Irigiray et d’autres, Leonard examine la culture marchande dans l’œuvre de Joyce et montre comment les personnages utilisent (ou sont utilisés par) les techniques publicitaires modernes pour rendre leur propre identité plus intelligible et pour combler le « manque permanent » lacanien d’identité moderne.

 […] Garry Leonard montre que la « culture » de Joyce est le produit d’une réponse complexe aux pressions psychologiques, sociologiques, politiques, économiques et esthétiques. La publicité, en tant que produit de cette culture, sert à la fois à renforcer le discours hégémonique de l’époque et à le subvertir.

[Cet essai] est la première étude complète du lien avec la publicité et la marchandise dans les écrits de Joyce. »

Extrait de la traduction avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)