Céline Roos

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Écrire le manque

Ces jours-ci, je me sens dans une ambiance de deuil et il y a probablement deux causes à cela. D’abord, nous sommes le 5 avril, donc à deux jours de l’anniversaire du décès de ma mère. Elle me pardonnerait de lier à cette triste échéance un autre fait, matériel, celui de ma séparation avec mon ordinateur, mon outil de travail acheté il y a quelques années. Je pensais qu’il allait me servir fidèlement pendant de longues années après la date de ma retraite. Ma mère était, elle aussi, très attachée à ses ordinateurs  (car elle en avait plusieurs aux fonctions diverses). Elle s’était toujours intéressée à l’informatique et elle avait su transmettre cet engouement à ses collègues et à sa famille. J’ai beaucoup appris par elle au début des années 90 lorsque j’ai eu mon premier ordinateur personnel.

Notefender (Wikimedia Commons)

J’ai dû apporter mon ordinateur à des spécialistes car il ne me permettait plus de travailler. Je pouvais entrer sur le bureau de Windows mais dès que je faisais tourner un programme, l’écran commençait à s’agiter en tous sens. Je me suis tout de suite doutée qu’il pouvait s’agir d’un problème de carte graphique, le problème étant que sur les portables, les cartes graphiques sont souvent liées à la carte mère. L’association Desclicks à laquelle je me suis adressée milite pour l’utilisation de logiciels libres. Cela me convient parfaitement et je leur ai demandé, dans le cas où l’on peut le réparer, d’installer Linux sur Montaigne (le petit nom de mon ordinateur). Ainsi, je n’aurai plus à craindre toutes les lenteurs liées aux quantités de détritus laissés par les multiples mises à jour de Windows. Les premiers diagnostics sont mitigés : lorsqu’il font tourner la machine sous Linux, elle ne semble pas souffrir de cette instabilité graphique, un bon signe mais non déterminant. J’en saurai plus dans quelques jours.

J’ai heureusement à ma disposition un petit ordinateur de dépannage que j’avais acheté justement pour ce type d’éventualité. A l’époque où j’étais enseignante de langues, il était essentiel que je puisse continuer à préparer mes cours sur traitement de texte, à sélectionner des supports audio et vidéo pour les montrer en classe grâce au vidéoprojecteur. L’évolution des outils d’écriture nous a munis de possibilités fantastiques ! Des possibilités augmentées par la toile d’Internet. Mais lorsqu’un crayon cassait autrefois, il était plus rapide de le retailler. Certes, j’ai toujours des crayons à la maison, mais je me suis habituée aux services que me procurent les outils contemporains.

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  1. Rifki

    En attendant peux tu utiliser l’ordinateur de la bibliothèque munici
    pale ?

    • Céline Roos

      C’est une bonne suggestion, Rifki, mais comme je disais, j’ai quand même un petit ordinateur qui me dépanne (un 10′). C’est juste bien plus difficile de travailler avec. Contente de savoir que tu viens me lire! Et ton commentaire répond à une petite question que je me posais: le site est-il facile à joindre depuis le Canada?

  2. Très sensible à des soucis d’ordinateur , je compatis. Chez nous c’est la connexion à la fibre (enfin arrivée dans la rue) qui n’est pas si facile à réaliser. Ah ces réseaux, ces gaines hors d’âge et le risque d’être obligé de consentir à du tout wifi, au lieu de conserver les connexions filaires.

    • Céline Roos

      Effectivement, j’ai la fibre depuis lundi (et perdu ma ligne de téléphone fixe du coup – elle devient ligne-internet). Ils ont essayé de me faire prendre la télé par internet, mais je résiste pour l’instant. Quant à mon ordi, toujours à l’assoc. (en congés pendant les vacances scolaires) et de bonnes chances pour qu’il soit mort. Rien de sûr pour l’instant.

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