J’ai d’autant plus hésité à publier l’article d’aujourd’hui sur mon blog qu’il s’agit de mon centième ! Une de mes méthodes habituelles, lorsque j’hésite trop est d’aller chercher dans mes vieux cahiers des textes écrits plus tôt que je retravaille un peu alors. Typique de mon caractère indiscipliné, ce centième article ne sera ni à propos d’écriture ni de lecture, mais d’un film.

Cette année, en mars, j’avais utilisé une idée suggérée par François Bon, celle d’écrire à partir d’une scène de film. Le film qui m’a certainement marquée le plus au cours de ces dernières années est Moon (2009) de Duncan Jones.

Il est vrai que ce film m’a fait une forte impression d’une part pour la maîtrise de sa narration qui n’a pas sacrifié à la mode mais aussi pour son contenu qui allie les thèmes actuels de la biogénétique, d’une possible exploitation minière de la lune, de la « psychologie » des robots et de nos préoccupations face à un capitalisme agressif.

Les acteurs principaux y sont Sam Rockwell, Robin Chalk et pour la voix de Gertie, Kevin Spacey. Pour la petite histoire, le réalisateur Duncan Jones est le fils de David Bowie.

Mais voyez plutôt des informations :

La page officielle du film Moon 

Sur IMDB (en anglais)

Sur Wikipedia

Une scène du film Moon

Sam Bell est assis en face d’un écran situé plus haut que lui. Son fauteuil doit être sur roulettes car au cours de son visionnement, il arrive que Sam avance, recule ou effectue de légères amorces de rotation. Il regarde l’écran avec une expression de candeur totale, parfois d’attendrissement. En fait, plusieurs expressions défilent sur son visage. Un film passe : l’enregistrement vidéo de son épouse qui lui parle de la Terre alors qu’il est lui-même dans une station de travail sur la lune, seul dans ce module assez confortable avec le robot Gertie qui subvient à ses besoins. La pièce est fortement éclairée, l’intérieur du module est un univers blanc et bleuté. Le fait que Gertie ait des compétences médicales, au moins celles d’un infirmier, est aussi illustré par cet univers de la blancheur de certains hôpitaux de cinéma. Dans cette séquence, Sam a un début de barbe, ses cheveux n’ont pas été coupés depuis un certain temps. En toile de fond sonore, une petite musique, genre ritournelle, revient régulièrement. Sam fait l’objet de l’attention constante de Gertie dont on finit par comprendre plus tard que ce robot est le seul être — tout artificiel qu’il soit — à être sincèrement dévoué à son bien-être physique et mental. Certes, il y aura plus tard, le second Sam Bell, celui dont on parle étant le premier que nous voyons pendant assez longtemps. Ce deuxième Sam s’alliera avec le premier lorsqu’ils auront compris tous deux la gravité de leurs situations.

Les personnes qui me connaissent se diront peut-être qu’il n’est pas tellement étonnant que ce film m’ait fascinée. Je me souviens d’un maître d’échecs, aujourd’hui disparu, qui, dans un mouvement de mauvaise humeur, m’avait apostrophée en me disant que j’étais issue d’une fratrie de clones.

Pour ceux qui s’intéressent à la Science-Fiction, voici un organigramme simplifié des thèmes de la science-fiction.

PS. Je viens de voir qu’un autre film dans la mếme veine est sorti en 2018 : Mute (Muet au Québec), malheureusement sur Netflix seulement.

« Le film se situe à la même époque que Moon, et Sam Rockwell y fera une apparition en tant que Sam Bell, personnage principal de Moon » (Wikipedia)

Il faut absolument que je le voie !