Céline Roos

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Nathaniel Hawthorne, un écrivain solidaire des femmes

Je ne sais si c’est l’actualité ou mon histoire, ou celle de la plupart des femmes, mais je pense à Nathaniel Hawthorne (1804 – 1864) et à l’un de ses romans The Scarlet Letter  (1850): La Lettre Écarlate en français.


Photographie de Nathaniel Hawthorne
par Mathew Brady – Library of Congress, Public Domain

Cet auteur m’a toujours paru extraordinairement sympathique, peut-être car je lui suis reconnaissante d’avoir manifesté une certaine solidarité pour les femmes, cette solidarité qui a cruellement manqué au fil des siècles sur toute la planète. Si les Français connaissent relativement peu cet auteur contemporain de Melville, il est considéré aux États-Unis comme un des plus grands romanciers américains. Nathaniel Hawthorne était le descendant d’un des juges qui avaient officié lors du célèbre procès des sorcières de Salem et le seul parmi eux qui n’avait jamais manifesté de regrets.

Ressentant de la culpabilité à la place de son ancêtre, Hawthorne a tenté d’une certaine façon de payer sa dette héritée en écrivant ce roman et d’autres romans et nouvelles où il a peint le puritanisme dont il a dénoncé l’hypocrisie et l’intransigeance.

La Lettre Écarlate

La plupart de ceux qui ont fait des études d’anglais connaissent ce roman. Quelle en est l’histoire ? Pendant une des grandes époques puritaines de l’Amérique, une jeune femme est convaincue d’adultère et doit, en guise de punition, porter sur sa robe une grande lettre A qui devra ainsi afficher le péché dont elle est coupable.


The Scarlet Letter film muet de 1917 (Fox Film Corporation) – eBay, Domaine public . De gauche à droite, les acteurs: Stuart Holmes, Kittens Reichert, et Mary Martin

Pendant la scène où elle est publiquement déshonorée, devant rester pendant trois heures devant un public réprobateur, elle voit dans l’assistance son mari, que l’on croyait mort en mer. Emprisonnée, elle refuse de répondre aux questions et de donner le nom du père de l’enfant. Lorsqu’elle sort de prison, elle vit le plus dignement possible avec son mari, vieilli, et reste toujours silencieuse concernant son amant. Plus tard, elle devra pourtant entrer en contact avec celui-ci, car elle risque de se voir enlever son enfant. Pearl, la fillette, est également victime de l’opprobre publique et développe un caractère fantasque.

Mais je n’en dirai pas plus et vous invite à lire ce livre qui a certainement été une des inspirations de nombreux auteurs plus récents, en particulier l’auteure Canadienne Margaret Atwood et son roman The Handmaid’s Tale (1987) ), La Servante Écarlate en français, un roman dystopique dont vous connaissez certainement la série filmée qui en a été faite.

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  1. Merci de contribuer à ma culture.
    D’autant plus que j’ai été incapable de lire la servante écarlate de Margaret Atwood et que je n’ai pas vu la série.

    • Céline Roos

      J’ai bien aimé le roman de Margaret Atwood, mais je l’ai lu dans la langue originale. Il est assez intrigant, avec une forte charge onirique et le lecteur ne peut savoir si le personnage principal était réellement coupable de meurtre, ni ce qui va réellement lui arriver. Du pur style néo-victorien, post-moderne. Le filtre de la traduction estompe souvent les saveurs d’un texte. Je n’ai pas non plus vu la série.

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