Céline Roos

Lire Écrire Rêver

Nième excuse de procrastinatrice, lectures et série

J’ai encore une fois délaissé mon blog pendant quelques semaines. Les périodes post-opératoires sont toujours plus longues que ce à quoi l’on s’attendait. Il m’était difficile de rester assise à l’ordinateur et je n’ai vraiment pas été productive en termes de fiction. Par contre, j’ai été une avide réceptrice de fiction.

https://www.babelio.com/livres/Padura-Heretiques/621833/extraits

J’ai dévoré quelques livres de Léonardo Padura.

En juillet j’avais lu Adios Hemingway (2001),

en Août, l’Automne à Cuba de Léonardo Padura, traduit par Mara Hernández et René Solis de Paisaje de otoño (1998) – Prix Hammet 1999,

puis Hérétiques, traduit Elena Zayas, Paris, éditions Métailié (2013),

enfin Le Palmier et l’Étoile, traduit par Elena Zayas, Paris, éditions Métailié, (2003).

Ces quatre romans sont en rapport avec un auteur ou artiste. Pour le premier, c’est évident. Le second évoque encore parfois Ernest Hemingway. Les Hérétiques s’attachent à un tableau de Rembrandt. Et le quatrième est consacré à Jose Maria Heredia. Au début, assez difficile à suivre car il alterne les époques et les personnages, non pas au fil des chapitres comme dans ses autres romans, mais au fil des paragraphes (jusqu’à ce que je me rende compte que dans les passages où le narrateur parle à la première personne, il s’agit de Heredia, le poète). Dans le texte, un personnage mentionne le genre du « roman historique ». Celui-ci en est un, en partie, puisqu’il est aussi, en partie encore, une chronique sociale et politique du Cuba contemporain en plus d’être un roman « psychologique » avec une trame sur fond d’enquête documentaire et policière. Ce que je dis là est d’ailleurs vrai pour les quatre romans, selon moi.

P. S. N’hésitez pas à aller voir et écouter sur France Culture une série de podcasts consacrés à Léonardo Padura!

Mais j’ai aussi farfouillé dans ma bibliothèque :

lorsque je travaillais encore, j’achetais beaucoup de livres que je n’avais pas le temps de lire. Les petites retraites font les grandes lectrices !

J’ai ainsi lu A Stranger’s Eye (2000) par Fergal Keane.

Alors qu’il se réinstalle pour un temps en Angleterre, l’auteur, un correspondant de la BBC dans des parties éloignées du globe, explique ainsi sa démarche p. 17 :

« I felt I’d better get to know something beyond the middle-class zone of comfort in which I’d settled. »

Le narrateur découvre un autre monde dans son propre pays. Il explore les univers de ceux qui sont « exclus socialement » car ils sont pauvres et n’ont pas de perspectives encourageantes. Lorsque j’étais jeune, j’avais aussi décidé de voir ces autres mondes que je ne connaissais pas, où les gens qui avaient pu faire des études étaient rares. Mais Fergal Keane est un journaliste de haut niveau, et il se préparait à le faire dans sa capacité professionnelle. Il a donc parcouru l’Angleterre, rencontrant des personnes qui vivent à la frange de la société.

Et les BDs!

Et puis, particulièrement la nuit, lorsque les bobos ne me laissaient pas tranquille, j’ai écumé la pile d’albums de Lucky Luke que nous avons ici. Eux non plus, je n’avais pas eu le temps de bien les lire lors de mes années de travailleuse. Je me suis rattrapée. J’ai lu un album de Garfield aussi, mais je n’ai pas vraiment apprécié son humour.

Enfin, grâce à Arte et ses films, documentaires divers et séries en replay,

j’ai pu me faire une razzia d’images mouvantes, à partir de mon lit. J’ai ainsi regardé en quelques jours tous les épisodes des saisons deux et trois de la série The Killing, avant d’attaquer la première saison que je n’ai pas encore terminée : elle a une vingtaine d’épisodes!

Je me sens nettement plus valide aujourd’hui, j’ai marché à l’extérieur, abattu une quantité de ménage, même relu un travail universitaire et me voici à nouveau prête à écrire quelques articles. Je touche du bois, superstitieuse, moi ?

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  1. Gaël

    Procrastination, C’est tristement ou non le maître mot chez moi. Lire et farfouiller sur internet, planifier, écrire des listes… Voilà nombre d’occupations et d’excuses avant de prendre la plume. Merci pour ce blog.

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